mardi, juin 16, 2009

... sur les toits aussi!

Je disais juste en-dessous qu'il y avait du cinéma hongrois sur la toile... eh bien sur les toits de Paris aussi, puisque l'Institut hongrois de Paris (face à l'Église St Sulpice) programme chaque été des séances en plein air sur le toit de son bâtiment. Petite présentation :

« Cinéma sur le toit » c’est le concept des beaux jours de l’Institut avec des projections de courts et de longs métrages sur les toits du bâtiment à la tombée de la nuit. Les spectateurs sont munis de casques audio et vivent ainsi, dans un calme apparent, des explosions de sensations en tout genre !
Cette année la place est donnée aux cinéastes de l’après 89. Leurs films mettent généralement en scène leur propre génération après la chute du mur et ses répercussions sur la jeunesse hongroise : joies d’une liberté inespérée, d’une sexualité exacerbée mais aussi contradictions et frustrations…
Entrée : 5 € (en cas de pluie, la séance est annulée)

19 juin 2009 à 22h30
I love Budapest d’Ágnes Incze

sous-titré en anglais, 85 minutes

26 juin 2009 à 22h30
The District (Nyócker) d’Áron Gauder et Erik Novák

sous-titrés en français, 90 minutes

3 juillet 2009 à 22h30
Brosse Noire (Fekete kefe) de RolaNd Vranik

sous-titré en anglais, 84 minutes

10 juillet 2009 à 22h30
Avions de papier (Papírrepülõk) de Simon Szabó

sous-titré en anglais, 94 minutes

17 juillet 2009 à 22h30
Une Balle intime (Intim fejlövés) de Péter Szajki

sous-titré en anglais, 73 minutes

Cinéma hongrois sur la toile

Colonel Redl d'István SZABO


Information de dernière minute, à faire circuler : dans le cadre de la semaine du cinéma hongrois, la Filmothèque du Quartier Latin projette quelques films majeurs, du 19 au 23 juin prochains :

Ouverture vendredi 19 juin à 21h avec la projection de Colonel Redl d'Istvan SZABO

Samedi 20 juin :
> 18H Amour de Karoly MAKK
Dimanche 21 juin :
> 14H Journal intime de Màrta MESZAROS
> 18H Colonel Redl d'István SZABO
Lundi 22 juin :
> 20H Journal intime de Màrta MESZAROS
Mardi 23 juin
> 19H30 Amour de Karoly MAKK
> 21H15 Colonel Redl d'István SZABO

samedi, juin 06, 2009

Dear Pyongyang

J'ai découvert ce petit bijoux documentaire il y a quelques jours, Dear Pyongyang, réalisé par Yong-Hi Yang, une jeune Coréenne née et résidant au Japon.

Pour ceux qui ont eu la chance de le voir, et ceux qui en auront l'occasion, je voudrais dire qu'un passionné a fait le déplacement jusqu'à Berlin pour rencontrer la réalisatrice lors d'un festival. Le résultat est visible par là (lien par lequel on peut également accéder à un article sur le film).

Merci à lui.

jeudi, juin 04, 2009

Cinéma tchèque sur la toile

Il suffisait d'en parler!
Pour notre grand plaisir, un festival du cinéma tchèque s'est ouvert hier au Cinéma l'Entrepôt, c'est sa toute première édition.

1989. Il y a 20 ans, la révolution de velours. La République Tchèque devient libre et autonome. Le Cinéma reprend son envol et retrouve une « nouvelle » nouvelle vague, revisitant son art de filmer et les thèmes de société qui agitent le peuple tchèque. 20 ans de cinéma qui font vite parler d’eux hors les frontières avec de nombreux films sélectionnés et primés dans les festivals du monde entier.

20 ans de nouveaux talents, d’œuvres libres, d’émotions, de rire et de pleurs, de beauté, d’art et de culture enfin vraiment populaires.
20 ans aussi d’industrie du cinéma au service d’une cinématographie d’auteurs.
20 ans en 7 films, choisis pour représenter toutes les facettes du 7ème art tchèque. Dont deux destinés au jeune public.

Du début de la révolution de velours à aujourd’hui, des œuvres qui ont marquées les spectateurs tchèques et ceux des autres pays dans lesquels les films ont été projetés.

Réalisateurs, comédiens, techniciens, producteurs tchèque seront présents face au public parisien.

Jusqu'au 9 juin!

dimanche, mai 10, 2009

Cinémas hors circuits

Après le succès d’une première édition riche en rencontres et animations autour de l’édition cinématographique indépendante, Cinémas hors circuits repart de plus belle pour une nouvelle édition encore plus copieuse avec la présence d’éditeurs étrangers, des discussions, des projections de films et un service de vidéo à la demande.

SALON DU DVD ET DES ÉDITEURS
INDÉPENDANTS DE CINÉMA

16-17 mai 2009 au Point Ephémère / Paris
Entrée libre

Le support DVD a envahi notre quotidien ; cependant, l’offre est extrêmement limitée dès que l’on a un peu d’exigence en terme de qualité. Que ce soit en boutique, en médiathèque ou en vidéoclub, la présence des éditions indépendantes, pourtant bouillonnantes, est quasi nulle. D’où la nécessité de créer un évènement visant à offrir une véritable vitrine à cette branche de l’édition.

Pour le public, c’est l’occasion de rencontrer ces passionnés du 7e art qui mettent à notre disposition des œuvres rares, ressuscitent des classiques et des auteurs oubliés, qu’elles relèvent de la fiction, du documentaire, de l’animation ou de l’expérimental.

Le Salon désire également renforcer cette mise en avant en organisant diverses animations autour de leurs productions : des discussions sur des questions concernant l’édition indépendante de cinéma, des projections de films édités et présents sur les stands, ainsi qu’un service de vidéo à la demande. Ainsi, cette manifestation unique en son genre rassemblera-t-elle plus de 60 éditeurs - majoritairement de DVD mais aussi de livres, revues et fanzines - reflétant le dynamisme de l’édition indépendante.

Les exposants :
68 Septante (Belgique), Artus Films, AV Prod (Suisse), Bazaar&Co, Blaq Out, Chalet pointu, Choses vues, Cinéma Abattoir (Québec), Cinétrange, Clavis films, Doriane films, Ecart production, ED Distribution, Scope Editions, Épicentre, Filmarmalade (Grande-Bretagne), Index (Autriche), JBA Production, La cathode, La famille digitale, La vie est belle films, L’Arnaqueur, Le chat qui fume, Lowave, Lux (Grande-Bretagne), Malavida, Panik, P.O.M. Films, Potemkine, PPT, Rouge profond, Versus

Le détail du programme (projections, discussions, exposition..) sur le site internet, par ici.

dimanche, mai 03, 2009

Nouvelle vague tchèque



Juste pour le plaisir, deux photos du délicieux Les Trains étroitement surveillés, de Jiri Menzel, réalisé en 1966 en Tchécoslovaquie. Belle fable politique, teintée d'humour, de burlesque même parfois.
Ça me fait penser à tous ces trésors du cinéma qu'il me reste encore à découvrir... et ça me donne des frissons!

lundi, avril 27, 2009

Hiromi Uehara


Avez-vous déjà vu des musiciens, sur scène, faire l'amour entre eux en jouant?

Je crois que j'ai vu ça vendredi soir, au Duc des Lombards, avec Hiromi Uehara, une étonnante pianiste de jazz japonaise, de trente ans seulement. Avec son piano, avec ses musiciens (J. Shannon à la guitare, T. Grey à la basse et M. Zottarelli à la batterie), Hiromi semblait transportée par l'ivresse de la passion charnelle. Par la seule puissance des notes. Parfois dans la douceur, d'autres fois dans la crainte, puis dans l'extase, la complicité, le jeu, la tendresse, la sensualité, puis dans l'excitation, un véritable reflet de l'échange amoureux et charnel. Une sensation humaine forte. Avec une énergie incroyable, une générosité énorme dans ce qu'elle donne au public, un caractère brûlant, un sens du groove, et surtout, un sourire si communicatif. Quel moment de grâce, et de vie!
C'était son tout premier concert à Paris, je prie pour qu'elle s'y produise à nouveau, et vous invite à courir la voir!!

mardi, avril 07, 2009

La non-demande en mariage

Ma mie, de grâce, ne mettons
Pas sous la gorge à Cupidon
Sa propre flèche,
Tant d'amoureux l'ont essayé
Qui, de leur bonheur, ont payé
Ce sacrilège...

J'ai l'honneur de
Ne pas te demander ta main,
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D'un parchemin.

Laissons le champs libre aux oiseaux,
Nous serons tous les deux priso-
nniers sur parole,
Au diable, les maîtresses queux
Qui attachent les coeurs aux queues
Des casseroles!

J'ai l'honneur de
Ne pas te demander ta main,
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D'un parchemin.

Vénus se fait vieille souvent
Elle perd son latin devant
La lèchefrite
A aucun prix, moi je ne veux
Effeuiller dans le pot-au-feu
La marguerite.

J'ai l'honneur de
Ne pas te demander ta main,
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D'un parchemin.

On leur ôte bien des attraits,
En dévoilant trop les secrets
De Mélusine.
L'encre des billets doux pâlit
Vite entre les feuillets des li-
vres de cuisine.

J'ai l'honneur de
Ne pas te demander ta main,
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D'un parchemin.

Il peut sembler de tout repos
De mettre à l'ombre, au fond d'un pot
De confiture,
La jolie pomme défendue,
Mais elle est cuite, elle a perdu
Son goût "nature".

J'ai l'honneur de
Ne pas te demander ta main,
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D'un parchemin.

De servante n'ai pas besoin,
Et du ménage et de ses soins
Je te dispense...
Qu'en éternelle fiancée,
A la dame de mes pensées
Toujours je pense...

J'ai l'honneur de
Ne pas te demander ta main,
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D'un parchemin.

Georges Brassens

dimanche, avril 05, 2009

naan ou parota?

Quand on parle de pain indien, on parle tous de Naan. Mais quand on va manger dans le quartier indien de La Chapelle, on se rend compte qu'il existe aussi les Parota (ou Barota). Notons déjà que beaucoup de ces restaurants sont tenus par des Sri Lankais. Et chez eux, le pain s'appelle Parota, la différence avec le Naan n'étant pas que dans le nom :

Le Naan est donc le pain indien. Il est fait avec de la farine et du lait (et beaucoup d'oeufs). Et surtout, il est cuit au four. Ce qui lui donne son aspect doux et moelleux.

Le Parota est le pain sri lankais, fait de farine et d'eau (et moins d'oeufs). Et surtout, il est cuit à la poêle! Ce qui lui donne son côté croustillant et huilé.

Merci à mon cher conseiller/dégustateur du New Madras!

samedi, mars 28, 2009

Moullet et Tati par exemple

Dans la masse d'évènements culturels parisiens qui nous font du nez chaque semaine, même en se limitant qu'aux manifestations cinéma, il est souvent difficile d'y voir clair et surtout de profiter de tout... Alors, dans cette masse, voici deux évènements que j'aimerais conseiller :

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Rétrospective :
Luc Moullet, le comique en contrebande
du 17 avril au 30 mai
au Centre Pompidou
avec rencontres, tables rondes, etc


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Exposition et rétrospective :
Jacques Tati, deux temps trois mouvements

à partir du 8 avril
à la Cinémathèque française
avec des visites, conférences et ateliers proposés pour explorer les rapports entre sons,
espaces et architectures dans un genre burlesque totalement renouvelé

Y en aurait bien d'autres, mais bon...

dimanche, mars 15, 2009

Trigran Hamasyan

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Trigran Hamasyan, si jeune, et déjà monstrueux. A 22 ans, le pianiste arménien sort son 3e album. Rien que ça! Les amateurs de jazz le connaissent forcément, il fait parler de lui. J'ai eu le plaisir de l'écouter en live, en quartet, mercredi dernier, et je me souviens encore des vibrations que sa musique procurait. Déviances ryhtmiques incontrolables, habile voyage à travers les genres musicaux et les mélodies arméniennes. Une musique complexe, très écrite, et en même temps nullement intellectuelle, accessible. Je le revois encore se tortillant sur sa chaise, se levant brusquement, au détour d'une accélération de rythme, balançant ses cheveux bouclés comme un guitariste électrique de hard rock, ou encore rapprochant son visage des touches qu'il semble caresser. Un excellent concert!

Joris Ivens à Paris

Joris Ivens, grand documentariste hollandais, pose un regard sur Paris.

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Parcourant le fil de la Seine, la Seine parisienne, avec sa caméra, et sur des textes de Jacques Prévert, Joris Ivens dessine avec poésie, tendresse et réalisme les charmes de la vie parisienne autour du fleuve.

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Réalisé en 1957, le film est intitulé La Seine a rencontré Paris. Car lorsque la Seine arrive à Paris, elle rencontre toutes sortes de personnages, des enfants plein de vitalité, des ouvriers fatigués, des amoureux, des plongeurs, des pêcheurs, des musiciens... Elle rencontre aussi Paris sous la pluie, les pavés luisants, Paris ensoleillé, les feuilles des arbres éclatantes de lumière, et Paris venteux, la poussière virevoltante. Elle rencontre aussi l'amour, l'allégresse, la pauvreté, la tristesse, la misère. Tout ce qui fait la vie. Tout ce qui fait Paris.

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Le poème de Prévert qui introduit le film :

Qui est là
toujours là dans la ville
et qui pourtant sans cesse arrive
et qui pourtant sans cesse s'en va
C'est un fleuve répond un enfant
un devineur de devinettes.
Et puis l'œil brillant il ajoute
et le fleuve s'appelle la Seine
quand la ville s'appelle Paris
et la Seine c'est comme une personne
des fois elle court elle va très vite
elle presse le pas quand tombe le soir
des fois au printemps elle s'arrête et
vous regarde comme un miroir.
Et elle pleure si vous pleurez
ou sourit pour vous consoler
et toujours elle éclate de rire
quand arrive le soleil d'été...
... Jacques Prévert

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J'ai découvert ce film grâce à la rétrospective Joris Ivens organisée par la Cinémathèque (jusqu'au 5 avril). Sinon il est inclus dans le coffret DVD Joris Ivens vol2 édité par Arte Vidéo, et devrait être bientôt visionnable au Forum des images (qui depuis des années constitue la mémoire audiovisuelle de Paris, eh oui!) dans la salle des collections - en fait j'ai vu qu'il n'était pas consultable, mais je pense qu'il doit être en renouvellement de droits.

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mercredi, mars 04, 2009

Cinéma d'Animation

Le Rendez-vous Cinéma d'Animation qui se tient mensuellement au Forum des images, dont le programme est concocté tantôt par le Forum, tantôt par l'Afca (association française du cinéma d'animation), est souvent l'occasion de faire de belles découvertes du côté de l'animation. Ce soir, la séance (intitulée "Primeurs animées") était dédiée à de récentes productions françaises réalisées en résidence. A défaut de pouvoir diffuser les films directement sur le blog, voici un aperçu, qui j'espère vous donnera envie.

Regarder Oana, de Sébastien Laudenbach
Un réalisateur déjà connu dans le milieu, avec Des Câlins dans la cuisine et Journal.
Ce dernier film mélange plusieurs techniques d'animation,
il est visuellement surprenant, beau, limpide, avec un fond très poétique. Superbe.

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L'ondée, de David Coquard-Dassault
Un premier film, et déjà une merveille!
Des dessins qui font penser à Sempé, une atmosphère poétique aussi,
dans une grande sobriété. Très belle bande son aussi.
Je n'ai trouvé que la bande annonce du film :

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Arrosez-le bien!, de Christelle Soutif
Un humour grinçant, beaucoup d'idées, un très bon moment!
La aussi, ça n'est que la bande annonce, mais ça donne une idée :


Prochain rendez-vous le mardi 14 avril à 19h!!

lundi, mars 02, 2009

Svankmajer



Jan Svankmajer, grand cinéaste d'animation surréaliste tchèque.
Extrait de Possibilités du dialogue, 2ème partie.
Je trouve la scène érotique du début de l'extrait assez incroyable.

samedi, février 28, 2009

Au pays du Bibimbap


J'entends déjà certains d'entre vous me dire "Enfin!!".
A force de me faire taper sur les doigts, parce que mon voyage remonte à presque un an maintenant et que je n'ai toujours pas publié mon carnet de voyage, j'ai finalement décidé de le montrer, même s'il n'est pas tout à fait terminé. La balade peut commencer! Le carnet s'étend sur plusieurs pages (2 pour le moment), à regarder dans n'importe quel sens.

Bonne visite, et surtout n'hésitez par à partager vos impressions!

Départ imminent... par ici!

Et je ne remercierai jamais assez Nuno, pour son soutien technique!

dimanche, février 22, 2009

Alexandre Trauner

Information de dernière minute!

J'avais publié sur ce blog des peintures d'Alexandre Trauner, grand décorateur de cinéma (ici, ici et ). Je viens d'apprendre (un peu tard, mais à qui pourra...) qu'une exposition de ses photographies se tient depuis plusieurs jours à l'Institut hongrois de Paris. Reste plus que quelques jours!


"Nous connaissons le travail de décorateur de Trauner puisqu’il a créé de nombreux décors de films pour les plus grands réalisateurs de cinéma. Ses dessins préparatoires (ses maquettes) ont été présentés en Hongrie dans les années 1980, révélant que Trauner ne se contentait pas d’imaginer et de construire des décors mais qu’il poursuivait un cheminement de peintre. Chacune de ses maquettes peut être débarrassée des références filmiques pour exister comme peinture à part entière. Ce cheminement de peintre n’est en rien étonnant puisque Trauner sortait de l’École des beaux-arts de Budapest et que sa venue à Paris avait pour objectif principal celui d’être peintre.

Nous découvrons aujourd’hui une autre facette de son travail : la photographie.

Là non plus il n’y pas d’étonnement, et ce pour plusieurs raisons.

D’abord parce que les amis hongrois, français ou américains de Trauner étaient pour certains photographes, comme Brassaï au début de sa carrière, David Seymour, Inge Morath, Doisneau, Willis, Boubat et Izis, plus tard.


Ensuite parce que la photographie était un outil permettant à Trauner de vérifier la qualité de ses projets en confrontant ses esquisses à la réalité des lieux, des détails architecturaux, des lumières, des perspectives, ou bien de travailler à partir des repérages faits sur place pour accentuer le réalisme de son imaginaire.

Enfin parce que Trauner a pris des photos tout au long de sa vie personnelle ou professionnelle.

Au cours des repérages techniques Trauner laisse libre cours à sa curiosité pour développer sa créativité et c’est là que naît et se confirme un œil de photographe. Cadrages, lumières, scènes de la vie courante deviennent des éléments qui dépassent l’aspect technique ou concret de ce qui existe, pour donner place à une vision personnelle de ce qui l’entoure, à son ressenti.

La même démarche que pour ses maquettes s’impose alors à nous : découvrir au-delà d’une réalité concrète sa vision du monde scandée par de nombreux clichés qui sont le témoignage de son vécu, et de sa sensibilité."


Hôtel du Nord
Photos d’Alexandre Trauner

15 janvier - 28 février 2009
Institut hongrois de Paris / Salon André Kertész

samedi, février 14, 2009

Le siècle du jazz

Pendant que Banlieues Bleues nous réchauffera les oreilles avec sa programmation jazz (du 6 mars au 10 avril cette année), le musée du Quai Branly nous invite dès le 17 mars à parcourir à travers photographies, affiches, peintures, bandes dessinées et films, la richesse de la relation que le jazz a entretenu avec les autres arts au XXe siècle.

A mon avis ça vaut le détour!

Pour plus de détails sur le parcours : par ici











Interpretation of Harlem Jazz (Winold Reiss, 1925)
© Collection particulière


Life, 1 July 1926 (F.G. Cooper, 1926)
© Collection Philippe Baudoin



Two Musicians (James Weeks, 1960)
© San Francisco, Museum of Art

Affiches allemandes

Pour continuer sur les affiches, et merci à Seb. pour les découvertes, voici quelques affiches allemandes des années 20, toutes réalisées par l'affichiste Josef Fenneker (1895-1956). J'aime particulièrement ce format à l'horizontal!





mardi, janvier 20, 2009

Hiroko Govaers

...ou le cinéma japonais (et ses magnifiques affiches) en France






La Bibliothèque du Film, aujourd'hui revenue dans les murs de la Cinémathèque, regorge de trésors collectés au fil des années et des rencontres, autour de cette passion qu'est le cinéma. Pas toujours exploités, malheureusement. Je crois que l'on ne se rend pas compte de tout ce qui existe dans leur fonds mais qui reste endormi, attendant et espérant qu'un jour, on les regarde, on les apprécie.
Parmi ces trésors insoupçonnables existe une superbe collection d'affiches japonaises. L'hommage que la Cinémathèque a rendu à Madame Kawakita (pionnière des archives cinématographiques au Japon qui contribua hautement à la découverte du cinéma japonais en Occident) en mai 2008 a donné à la BIFI l'occasion de revenir sur le travail passionné et captivant de Hiroko Govaers, autre figure de proue parmi les rares et précieux passeurs du cinéma japonais en France. Un article à lire absolument pour ceux que le sujet intéresse, c'est par ici.

Hiroko Govaers - févier 2006
Photo : © Caroline Maufroid, 2006

Extrait :
Donner autant d’importance aux « petits papiers » qu’aux bobines de pellicule. Telle fut l’une des premières règles de l’esprit de collecte démesuré d’Henri Langlois. « Petits papiers » signifient alors affiches, photographies, matériel publicitaire, correspondances, scripts, maquettes, livres, toutes filmographies confondues. Une collection d’affiches japonaises est ainsi née, grâce, en grande partie, aux dons et dépôts d’Hiroko Govaers, immense figure de la diffusion et de la promotion du cinéma japonais en France, des années 1960 à nos jours.

....par Sébastien Bondetti et Emilie Cauquy de la BIFI




Vous retrouverez la légende des images sur l'article.
Et surtout, cliquez dessus pour mieux les apprécier!
Pourvu qu'un jour on puisse les voir exposées......

Fever


Le morceau original :
interprété par Little Willie John
1956


Le morceau le plus célèbre :
interprété par Peggy Lee
1958

..........



Et... au hasard des multiples reprises existantes, celle de Beyonce
2007

...un petit voyage dans le temps...